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C’est un phénomène extrêmement rare. On peut assister au Théâtre national de Strasbourg, à des créations données dans la langue de pays lointains, avec des surtitres pour suivre l’action.
On se délecte ici d’assister à une création d’avant-garde américaine comme si on était à New York. Il faut dire que le public semble d’une curiosité insatiable. Sur la scène du Maillon, les scénographies contemporaines les plus pointues font salle comble. Dans l’archipel, il n’existe pas de frontière entre le spectacle vivant, la vidéo, les arts plastiques et la danse. Pas de frontière entre les imaginaires. Pas de barrière non plus entre élitisme et entrain populaire, entre tradition festive et expérimentation créative. Les tabous semblent avoir été renversés.
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